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JOSE LARDET Né à Lausanne, José Lardet suit ses classes primaires et secondaires dans cette même ville. Attiré dès son plus jeune âge par la mécanique automobile, il obtient son Certificat Fédéral de Capacité après quatre ans d’apprentissage à l’Ecole des Métiers de la Ville de Lausanne (Prof. H.-M. Chollet). Pratiquant son métier durant 2 ans, il acquiert parallèlement une formation musicale, notamment en tant que trompettiste d’orchestre, ce qui deviendra son hobby durant de nombreuses années.
En raison du décès subit de son père, Charles Lardet,
architecte-paysagiste renommé et fondateur en 1924 de l’entreprise de
jardins qui porte son nom, José Lardet entreprend alors une formation
nouvelle et complète dans le domaine de l’art des jardins. Il présente ensuite son dossier d’admission à la Fédération Suisse des Architectes-Paysagistes (FSAP) où il est admis en 1967, à l’issue d’une formation artistique et technique largement autodidacte. Parallèlement à son activité de concepteur de jardins et d’espaces verts, José Lardet dirige l’entreprise Ch. LARDET SA, environ 60 collaborateurs, qui réalise la majorité des projets développés par son bureau d’études. Saisissant l’occasion du jubilé de cette entreprise (1924-1974), José Lardet commande au compositeur lausannois de renommée internationale Julien-François Zbinden (1917) une œuvre « à la gloire des jardins ». Julien-François Zbinden, ne trouvant pas de texte adapté à son concept musical, a également rédigé les textes de description poétique de cinq jardins :
Cette œuvre, dédicacée à son commanditaire, intitulée « Jardins », opus 53, écrite de fin 1973 à juin 1974, a été présentée à un public invité de plus de 600 personnes le 27 octobre 1974 à CH-1023 Crissier par :
Le dédicataire faisait partie de l’orchestre.
L’activité professionnelle de José Lardet se concentre essentiellement
en Suisse, avec quelques incursions à l’étranger pour quelques fidèles
clients.
De retour à Lausanne en 1900, il y termine sa formation scolaire au Collège scientifique. Brillant élève de l'Ecole d'Horticulture de Chatelaine-Genève, de 1906 à 1909, il travaille ensuite chez l'architecte-paysagiste Mertens à Zürich, de 1909 à 1911. De retour à Lausanne, il est stagiaire en 1911 chez le géomètre Deluz et en 1912 chez l'architecte Marmillod. C'est pour lui l'occasion de développer les aspects techniques et architecturaux de sa profession. De 1913 à 1921, il est responsable du secteur paysager de l'entreprise du grand paysagiste français Decorges à Tours (F), où il participe notamment aux travaux de restauration des jardins du Château de Villandry (Indre et Loire), puis devient chef de l'agence de cette entreprise à Pau (Pyrénées). De retour en Suisse, il collabore comme architecte-paysagiste à l'entreprise Antoine à Colombier (NE). A côté de ses activités professionnelles, il grade dans l'armée et finira capitaine d'artillerie. Membre du Club alpin, il se passionne pour la montagne et sa flore. Le 18 septembre 1924, il s'établit à Chailly et loue le rez-de-chaussée d'une maison, entourée d'un assez vaste jardin, située sous les terrains de l'Ecole Nouvelle, et y fonde sa propre entreprise et le bureau d'étude qui lui est lié (collaborateurs : M. Armand Auberson, devenu par la suite Chef du Service des Parcs et Promenades de la Ville de Genève, puis M. André-F. Desarzens, promu aux mêmes fonctions à Lausanne), devenue Ch. LARDET PAYSAGISTE SA. Le 19 décembre 1929, il épouse Marie-Thérèse Miéville, dont il aura deux garçons : Robert et José, son successeur. Confronté aux données spécifiques de notre pays dans le domaine de l'architecture de jardins – petites surfaces, topographie mouvementée, caractéristiques architecturales et moyens financiers relativement limités – à une époque encore fortement influencée par les grandes créations de VACHEROT et Ed. ANDRE, il dégage, grâce à la méthode de clarté et de précision acquise de l'esprit cartésien français, à son intelligence, à son goût et sa sensibilité artistiques, comme à ses vastes connaissances techniques et botaniques, un style personnel qui influencera fortement l'art du jardin en Suisse romande durant des décennies. Il sait en effet tirer parti et juxtaposer de façon heureuse la manière française aux lignes géométriques à celles, plus libres et naturelles venues du nord de l'Europe, dont les spécialistes de Suisse allemande se sont faits les champions. Sans extravagance en ce qui concerne la partie construite d'un jardin, on peut voir, de nos jours encore, que son style donnait priorité au principe qu'un jardin est fait avant tout pour les plantes qui l'habillent. On peut constater, plus d'un demi-siècle plus tard, que ses conceptions d'architecte-paysagiste sont toujours actuelles, tant par la qualité du dessin du jardin que par la manière de mettre en valeur les végétaux, l'harmonie réciproque des proportions initiales étant toujours présente. Alpiniste chevronné et passionné de botanique, ami du Dr. Henry CORREVON et surnommé "le botaniste" par ses pairs, eu égard à ses connaissances et son enthousiasme dans le domaine, il acclimate dans son établissement de CHAILLY les plantes alpines récoltées au cours de nombreux voyages dans les principales montagnes d'Europe et réputées difficiles à cultiver, qu'il utilise ensuite pour la création des rocailles dont il a le secret, élément d'architecture de nombre de jardins de plaine ou de montagne qu'il met en œuvre, notamment au Jardin Botanique de Lausanne, auquel il a également donné de nombreuses plantes peu communes. De son activité d'architecte-paysagiste durant trente ans à Lausanne et en Suisse romande, on retiendra les principales réalisations suivantes:
Au moment de son brusque décès le 22 juillet 1955, il travaille dans des conditions techniques très difficiles à la construction du jardin de l'Ecole professionnelle à Lausanne (F. BRUGGER, arch.), où il démontre de manière magistrale ses qualités de paysagiste. |
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![]() Hôtel de Ville Echallens 1991 |
![]() Jardin privé Lausanne |
![]() Parc Olympique Lausanne 1993 |
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